Dans le train, plongée dans mon journal, je tends l'oreille :
- Monte là dedans, MONTE LA DEDANS. Bon, tu ne veux pas, c'est comme tu veux. Toujours ta tête de mule en ce moment. S'il y a un contrôleur, je te préviens que tu vas te faire appeler Arthur.
Un contrôleur passe, comme de bien entendu :
- Madame je vais vous demander de faire monter ce chien dans son panier ou dans votre sac.
- Bien sûr Monsieur, c'est comme si c'était fait.
Le contrôleur s'en va.
La dame encombrée par tous ses paquets (dont la majorité appartient à son compagnon à quatre pattes) se retourne vers la bête un peu contrite :
- Tu vois, je te l'avais dit, mais tu ne voulais pas le savoir !
mardi 29 avril 2008
samedi 5 avril 2008
Traduction littérale

C'était un garçon élancé (...) avec un sourire qui dévoilait sa magnifique dentition. Tout en pouvant discuter, des heures durant, avec une grande agilité intellectuelle, sur des sujets politiques, il était capable de se lancer dans les dialogues passionnants sur la littérature, l'art ou les sports (...). Il y avait dans ses façons d'être quelque chose qui communiquait son enthousiasme, son idéalisme, le détachement et le sens aigu de la justice qui guidaient sa vie.
Mario Vargas Llosa, Traversuras de la nina mala.
C'est juste fou comme la littérature peut parfois traduire exactement en mots les impressions ressenties au moment d'une rencontre.
vendredi 4 avril 2008
Communauté d'intérêts
Le cabinet de ma neurologue est le lieu le plus ouaté qui existe.
Le soir tombe dans la salle d'attente, les rayons du soleil traversent les baies vitrées après s'être reflétées sur le dôme de l'Institut de France. De la cour intérieure émanent des rumeurs de piano. Comme dans une bulle, coupée des bruits violents de la ville.
Peut-être un préalable à la visite.
Toujours le même schéma : d'abord, comment vont les migraines puis, impatiemment, des nouvelles de Versailles et du monde de la culture qui passionnent ce médecin, admirable amis des arts et lettres, au moins autant que les arcanes du système nerveux.
Et dans l’apesanteur du coucher du soleil, elle dit avec douceur :
« Bartabas a eu tellement raison de réagir comme il l’a fait à ces terribles réductions de subvention » ...
mercredi 2 avril 2008
Dieu et son bras droit ?
Reportage radio après la banderole pathétique des supporters du PSG :
"Indignation dans les plus hautes sphères, et jusqu'à Dany Boon"
"Indignation dans les plus hautes sphères, et jusqu'à Dany Boon"
mardi 1 avril 2008
Poisson d'avril

Petit billet d'humeur, une fois n'est pas coutume...
François Fillon ce matin sur France Inter à propos du projet de Martin Hirsch, le revenu de solidarité active (RSA), complément de ressources destiné aux travailleurs pauvres pour les inciter à l’activité professionnelle :
"Le problème du RSA c'est qu'il coûte de l'argent. Le défi est de mettre en place le RSA sans augmenter la dépense publique."
C'est merveilleux la France, ce beau pays qui accepte de faire cadeau de 4 milliards d'euros aux aisés (près de 8 milliards si la rétroactivité de la loi avait été validée) et qui, en revanche, souhaite que l'aide aux travailleurs pauvres ne coûte rien...
Inscription à :
Commentaires (Atom)