mardi 20 mai 2008

Un tout petit maximum, bien plus grand que la vie



Aujourd'hui j'ai vu un temple plein de gens connus ou moins, venus rendre un dernier hommage
Aujourd'hui j'ai vu le cercueil d'un homme plus jeune que ma mère s'en aller sous les roses jaunes
Aujourd'hui j'ai vu un homme presque sans famille remplir le lieu de son dernier rendez-vous d'amis, de compagnons, de relations choisies
Aujourd'hui j'ai vu mon père pleurer car il était de ceux qui se sont toujours délectés d'avoir choisi cette relation

mardi 29 avril 2008

Le meilleur ami du chien

Dans le train, plongée dans mon journal, je tends l'oreille :
- Monte là dedans, MONTE LA DEDANS. Bon, tu ne veux pas, c'est comme tu veux. Toujours ta tête de mule en ce moment. S'il y a un contrôleur, je te préviens que tu vas te faire appeler Arthur.

Un contrôleur passe, comme de bien entendu :
- Madame je vais vous demander de faire monter ce chien dans son panier ou dans votre sac.
- Bien sûr Monsieur, c'est comme si c'était fait.
Le contrôleur s'en va.

La dame encombrée par tous ses paquets (dont la majorité appartient à son compagnon à quatre pattes) se retourne vers la bête un peu contrite :
- Tu vois, je te l'avais dit, mais tu ne voulais pas le savoir !

samedi 5 avril 2008

Traduction littérale


C'était un garçon élancé (...) avec un sourire qui dévoilait sa magnifique dentition. Tout en pouvant discuter, des heures durant, avec une grande agilité intellectuelle, sur des sujets politiques, il était capable de se lancer dans les dialogues passionnants sur la littérature, l'art ou les sports (...). Il y avait dans ses façons d'être quelque chose qui communiquait son enthousiasme, son idéalisme, le détachement et le sens aigu de la justice qui guidaient sa vie.
Mario Vargas Llosa, Traversuras de la nina mala.
C'est juste fou comme la littérature peut parfois traduire exactement en mots les impressions ressenties au moment d'une rencontre.